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samedi 29 octobre 2022

 

Tu lis quoi ?












Géraldine Collet, Mylène Rigaudie

Ed Glénat, 9/06/21, 32 pages


Zoé lit une bande dessinée, Armand termine son roman, Et toi Lou, tu lis quoi ?Lou ne répond pas, sans doute ajoute-t-elle un mystère pour épicer ce joli petit ouvrage.

Un livre très vite lu et apprécié des enfants. Un livre fait pour montrer que la lecture, il y a en a pour tous les goût, du roman au mail, du journal aux bandes dessinées… Un livre pour insister sur l’importance de la lecture dont personne ne peut se passer. Un livre pour inviter nos petits amis à s’ouvrir et à explorer le monde à travers toutes sorte de lecture.

Cet album aux illustrations fournies, agréables et comiques pourra être rapidement lu par des enfants dans le courant de leur année de CP.


jeudi 27 octobre 2022

 Le cœur de l'Angleterre













Jonathan Coe

Ed Gallimard, 25/03/2021, 608 pages


Le Brexit,  comme beaucoup en France, je l’ai vécu par le biais de l’information et à travers les paroles et affirmations des uns et des autres,  comprenant alors que la situation était grave pour le royaume uni comme pour une bonne partie de l’Europe, particulièrement d’un point de vue économique, mais mon ressenti était faible, je m’en rends compte aujourd’hui à la lecture de ce roman dans lequel Jonathan Coe raconte l’Angleterre des difficiles années 2010, la crise économique, le chômage, les difficultés de la jeunesse à se projeter dans un avenir incertain.

Il explique comment le pays en est arrivé à ce point : tensions politiques, manipulations du gouvernement, galvanisation par des groupes extrémistes écoutés par une fraction de la population qui ne manquera pas de penser que l’immigration est la cause de tous les maux.

Personnage bien choisis, représentant une jeunesse en révolte, quelques nostalgiques de la vieille Angleterre industrielle, au fait des manœuvres politiques où se laissant porter par les événements, certains accepteront les faits, d’autre envisageront l’exil…

 Roman édifiant pour les non britanniques qui s’apercevront de la violence générée par ce Brexit, à tel point que j’ai eu le sentiment que tout cela aurait pu dégénérer en émeute, le fossé se creusant entre les pro et anti-Brexit.

 Un roman écrit pour comprendre…

Un roman qui m’a intéressée et instruite, mais que j’ai parfois eu du mal à poursuivre, peut- être parce que les questions politiques ne sont pas ma «cup of tea », et sans doute parce que je n’ai pas lu les premiers tomes et que j’ai dû plonger dans un milieu inconnu sans pouvoir m’attacher aux personnages qui avaient commencé à évoluer dans les précédents romans.

 Je ne regrette toutefois pas de l'avoir lu.


mercredi 5 octobre 2022

 

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Eric Pasquinet

Ed France Loire, 24/08/2016, 264 pages


Ce roman, je j’avais abordé comme un thriller et je sentais naître l’histoire policière … Quelle méprise ! Je me suis vite rendu compte de mon erreur.

L'histoire commence par un suicide, celui de Geoffroy, ingénieur dans une entreprise pharmaceutique, un jeune homme à qui la vie sourit, un être délicat, intelligent, qui a le sens de la relation, et qui montre son empathie, un personnage apprécié de son entourage, compétent dans son travail, dynamique et toujours de bonne humeur, que demander de plus… Et Geoffroy met fin à ses jours… ce qui amène ses proches à affirmer que ce n’est pas possible, Geoffroy n’a pas pu se suicider car il profitait pleinement de la vie…

Façon géniale d’accrocher le lecteur qui cherche des explications : le récit nous emmène sur le chemin du défunt : depuis son enfance jusqu’à cet acte que l’on pourrait attribuer à un individu désespéré, en manque d’amour, seul, ou dépressif … la question reste entière, les réponses viendront à la fin, dans le journal éphémère qu'écrit Geoffroy et qui ne sera connu que du lecteur.

Un roman original qui traite de la question du suicide, un récit magnifiquement écrit par un auteur qui mérite vraiment d’être lu.


jeudi 22 septembre 2022

 

Meurtriers sans visage.











Henning Mankel

Ed point, 16/11/2015, 384 pages


Un roman policier banal, tendance thriller, avec pour victimes un couple d’agriculteurs suédois dont le mari est torturé et mis à mort, et pour indice un mystère sous la forme d’un mot qui sort de la bouche de son épouse mourante : « étranger « , un émigrant exécuté en pleine rue, un inspecteur de police qui mène son investigation en Scanie, policier taciturne et complexé (ce n’est pas rare dans les roman de ce style) qui se bat contre ses collègues, contre les autorités, un homme qui malgré tout, n’a pas froid aux yeux, une enquête qui patauge… Rien d’original. Cela n’empêche tout de même pas de passer un moment de lecture pas très « épicé ». Peut-être ai-je trop lu de policiers, peut-être le suspens fait-il défaut à ce récit ? Pour finir, je referme ce livre avec plus de questions que de réponses, car la fin me paraît sans saveur ni surprise.

Ce roman ne me laissera pas une souvenir impérissable, ce qui ne m’empêchera pas d’essayer de lire un autre roman d’Henning Mankel. Ce livre ne m’a pas interpellée, c’est tout.

dimanche 28 août 2022

 

Aux portes de l'éternité
















Ken Follet

Ed Robert Laffont, livre de poche, 25/09/2014, 1224 pages


Je suis enchantée d’avoir lu les trois tomes de la saga du siècle, d’être venue à bout de ces 3 288 pages et d’avoir approfondi les événements survenus durant ce siècle d’histoire.

Le premier tome m’a propulsée au début du siècle, me mêlant aux polémiques de l’époque et m’amenant à comprendre les enjeux de la première guerre mondiale et ses coulisses, témoin de ceux qui œuvrèrent pour empêcher la guerre comme de ceux qui avaient intérêt à la voir éclater. Un tome qui introduit les personnages disséminés aux quatre coins du globe et auxquels je me suis attachée.

Je dois avouer que quelques années ont passé avant que je découvre le deuxième tome, la difficulté fut alors de récréer les liens entres la première génération et les héros de la deuxième guerre mondiale, c’est pourquoi j’ai attaqué le troisième tome, celui qui nous intéresse dans cette critique, juste après sans attendre, et je ne le regrette pas, même si j’y ai passé de nombreuses heures de lecture.

Le volet intitulé « Les portes de l’éternité » couvre la période de la guerre froide, entre 1961 et 1989 avec un épilogue correspondant à l’élection de Barack Obama à la présidence des Etats-Unis en 2008.

Ce tome m’a beaucoup interpellée parce que je suis née au début de cette période et que j’avais entendu parler de la majeure partie des événements qui y sont rapportés, sans en connaître le détail parce que j’étais trop jeune pour m’y intéresser.

Les deux premières générations vont y laisser place à la jeunesse, les enfants nés durant la guerre où dans la période d’après-guerre ont grandi, ils font leur chemin, les uns encore étudiants, les autres en fin d’étude, et deviendront avocats, journalistes, travailleront dans la politique, ou excelleront dans l’art de la musique ou du cinéma, intéressants itinéraires de jeunes déterminés et courageux, certains bravant de réels dangers pour parvenir à leurs fins et prendre en main leur destinée. On ne pourra que s’attacher (ou pas) à chacun.

Les événements qui surviennent sont livrés au lecteur avec force détail, ce qui contribue à la compréhension fine de l’actualité de l’époque : on commence par la politique de Kroutchev : les débuts de la RDA, la construction du mur de Berlin et ses effets sur la population de Berlin Est, son implication dans la crise De Cuba, terrain de jeu des deux super-puissances qui auraient pu intervenir, fortes de leurs armements nucléaires respectifs.

Côté américain, on assistera au bras de fer entre le président Kennedy et le leader russe, et on apprendra beaucoup sur les tentatives de législation anti-ségrégation du gouvernement américain, on côtoiera Martin Luther King, on apercevra Joan Baez et on comprendra combien il fut difficile pour les Afro-Américains de faire valoir leurs droits.

Ken Follet, le musicien n’a pas omis d’inclure dans son roman, des musiciens, et on suivra le parcours d’un groupe de rock naissant avec ses difficultés et ses réussites, on comprendra alors la difficulté pour bien des groupe qui se sont formés à cette période, de percer et de devenir célèbres.

Ce dernier volet, c’est aussi la plus grande mobilité de la population, son épanouissement, en contraste avec les habitants de Berlin Est et du bloc communiste, c’est la libération sexuelle, de grands pas vers la tolérance et l’antiracisme, même si le chemin est encore long, c’est une évolution de la société à grande vitesse, c’est une dénonciation des méfaits du communisme dans sa lutte contre la dissidence et sa non-reconnaissance des libertés fondamentales, c’est aussi le détail de sa chute.

Certains passages m’ont paru longs, très longs, nécessaires négociations et manœuvres politiques, cela n’amoindrit pas mon enthousiasme et ma soif de connaître les faits historiques et de les comprendre.

A quand le tome suivant ? la période comprise entre 1989 et 2020 est riche en événements, je crois que s’il était édité, je me jetterais dessus pour le dévorer.

 

                                          

 


mardi 23 août 2022

 

Blackwater T1 : la crue













Michael Mcdowell

Ed Monsieur Toussaint Louverture, 7/04/22, 256 pages


Avant de vous livrer mon ressenti sur ce premier tome, je crois que je vais m’attarder sur la couverture. Moi qui lis essentiellement sur liseuse, je n’ai pu m’empêcher de commander le livre papier parce que la couverture est très attirante. Et je ne fus pas déçue à la réception de l’ouvrage car il est vraiment magnifique et j’avoue avoir passé beaucoup de temps à caresser cette merveille et à la regarder avant de l’ouvrir. Voilà, c’était mon coup de cœur « couverture de livre ».

Par ailleurs, ce volume me fait penser à une mise en bouche pour le lecteur : on prend le temps de situer les personnages (tableau généalogique à l’appui) et les lieux (plan de Perdido, petite ville de l’Alabama), ce qui est une fort bonne chose parce que cela permet de prendre dès le début, des repères parmi les protagonistes, et d’imaginer l’action dans les lieux annoncés.

L’histoire commence par un événement clé : la crue tant redoutée par les habitants de Perdido qui devront se réfugier dans l’église. On comprendra par la suite que la vie des gens est dominée par la présence de cette rivière qui façonne la vie de chacun.

Puis survient le mystère, un mystère que l’on ne peut que percevoir à travers des lignes sibyllines : Elinor ! qui est cette jeune femme rousse venue de nulle-part, sauvée des eaux, peu loquace, qui s’installe dans la ville et crée des liens avec chacun ? c’est ce qui, malgré une action lente, fera voguer le lecteur qui ne cessera de se poser moultes questions sur ce personnage énigmatique.

L’action s’intensifie à la fin du livre, et après cette mise en bouche on se sent prêt pour lire la suite.

Ecriture délicate, véritable tasse de thé que l’on consomme à petites gorgées savoureuses. Ce livre peut être lu par les jeunes et les moins jeunes.

mercredi 10 août 2022

 11 septembre : le jour où le monde a basculé












Baptiste Bouthier, Héloïse Chochois

Ed Dargaud, 20/08/2021, 144 pages


11 septembre 2001, une date que l’on n’est pas près d’oublier. Ceux qui l’on vécue se souviennent encore de ce qu’ils faisaient lorsqu’ils ont appris la terrible nouvelle.

Cette bande dessinée reconstitue parfaitement l’enchaînement des événements, et, si elle peut paraître confuse, c’est parce que l’auteur exprime le climat de confusion qui régnait le jour même et dans les jours qui ont suivi l’attentat : population perturbée, foyers atterrés, fascinés et terrorisés qui regardaient en boucle les programmes afin de savoir ce que nul ne savait encore et ce qu’on pouvait imaginer pour l’avenir : conflit ? nouveau attentats ?

Le scénario, bien construit, est un bel exposé livré par l’œil de Juliette, exposé complet sur l’attentat en lui -même, les secours, les pompiers qui laissèrent leur vie entre les décombres, le problème terroriste, l’action des Etats-Unis. L’auteur traduit également à merveille l’état d’esprit des individus : événement anxiogène, compassion, recherche du sensationnel chez certains.

Je dois avouer que j’avais oublié certains aspect de cette terrible journée du 11 septembre, et lisant très peu la presse, j’ai reçu de ce livre, une compréhension plus fine du déroulement de cette catastrophe.

Bon exposé pour les personnes nées en ce début de siècle et qui n’ont pas vécu cet événement, pour les personnes qui veulent compléter leur information sur la question, pour la mémoire des gens qui laissèrent leur vie dans les avions et les tours.