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mercredi 16 juin 2021

 L'atelier des bidouillages












Voici un beau grand livre agréable à feuilleter que nos bricoleurs en herbe apprécieront particulièrement, à condition d’être accompagnés par l’adulte. Cet ouvrage propose de nombreuses idées de bricolage pour observer, raconter, s’amuser, plier, expérimenter. Vous y trouverez des activités pour tous les goûts : les passionnés d’étoiles y apprendront à s’orienter avec les astres, les amoureux de la nature construiront une mangeoire, feront pousser des plantes ou créeront un herbier, partiront en observation grâce aux précieux conseils du chapitre « pas d’ennui au pique-nique », les futurs écrivains bricoleront des livres, les amateurs de papier découperont de belle décorations, ou s’adonneront à l’origami... je ne citerai pas toutes les activités possibles car elles sont très nombreuses, je dirai simplement que ce livre contient de quoi occuper les enfants durant de nombreuses heures.

Un petit bémol toutefois : certaines explications paraissent difficiles à comprendre et les dessins et croquis qui les accompagnent ne sont pas plus explicites. Certaines planches contiennent beaucoup d’écrit, pour des enfants qui souvent, ont du mal à lire les explications fournies. C’est pourquoi j’insisterais sur la nécessité de présence d’un adulte dans les parages pour intervenir en cas de besoin d’aide.

Si vous connaissez un enfant bidouilleur (c’est fréquent entre 6 et 10 ans), et que vous souhaitez faire un cadeau, ce livre est pour vous.

Les bricolages réunis dans ce livre ont été proposés dans le journal "biscoto" sous la rubrique "dégourdir ses doigts" depuis 2014, Il s'agit d'un journal indépendant pour les enfants.

Un ouvrage intéressant pour les enseignants également.

samedi 12 juin 2021

 Irena  T3













Morvan, Evrart, Trefouël, Wakter

Ed Glenat

Alors que certains événements pouvaient sembler survolés dans le deuxième tome, ce troisième volet commence sur un premier « zoom » sur une petite fille qui fait sa communion. Et on apprendra que cette petite fille fait partie des 2 500 enfants sauvés par Irena. Dans le tome précédent, on assiste au Transfer des enfants sans plus de détail. L’auteur a donc habilement retracé l’histoire de l’un d’entre eux, cette fillette qui a grandi, qui s’est mariée et qui raconte son histoire à sa  fille.

Le deuxième zoom porte sur la torture subie par Irena, juste mentionnée et exposée rapidement dans le tome 1, qui jamais n’avoua quoique ce soit de son implication dans le ghetto, de son travail avec Zegota, cette organisation clandestine qui se destinait à sauver les enfants.

Cette bande dessinée met vraiment en valeur une héroïne qui méritait d’être connue par le plus grand nombre.

Quelques passages sont parfois difficiles à comprendre parce que l’on passe dans le domaine du souvenir voire du rêve et qu’il faut le réaliser, de même que le dialogue entre la mère qui raconte son histoire et la fille peuvent paraître confus parce que les deux personnages enfants se ressemblent (normal !) mais que je n’ai pas tout de suite compris qui racontait quoi et à qui ... Il m’a donc fallu revenir en arrière et insister sur les détails en s’appuyant sur les images.

De nombreux passages montrent la visite des défunts et leur conversation avec Irena, cela peut paraître bizarre, aussi me suis-je dit qu’il s’agissait la d’une volonté de l’auteur de montrer comment cette femme, parvenue à de grandes choses, a frôlé bien souvent la mort, échappant malgré tout aux exécutions et survivant aux tortures quotidiennes, à la faim, au manque de sommeil, soutenue par quelque entité mystérieuse et appelée à faire de grandes choses.

Je termine ma prose pour aller lire, de cette bande dessinée passionnante, le quatrième volet.

mardi 8 juin 2021

 

Grand platinum













A Van den Bossche

Ed Seuil


Désolée de devoir l’écrire, mais ce roman ne m’a ni émue, ni intéressée, ces carpes décrites dans l’histoire aurait pu constituer un excellent support à une narration poétique, or on ne constate dans ce texte, que quelques essais d’écriture qui m’ont parfois agacée et des imprécisions propres à perturber le lecteur : des personnages annoncés et présentés plus tard, un passage qui m’a interpellée parce que j’ai essayé de me mettre dans la peau de lecteurs qui ne connaissent pas la raison pour laquelle les gens du Morvan savent que ce n’est pas la Seine qui passe à Paris mais l’Yonne, donc obligation (sans doute très intéressante) à aller se documenter, d’autres personnages qui surgissent, cassant le récit et donnant l’impression qu’on a atterri dans un autre roman.

L’idée de départ était intéressante, les carpes, on explique leur situation au début, au milieu, à la fin, et entre ces passages, une sensation de remplissage pour les besoins du roman avec cette histoire de désigner et les allées et venues de Louise, l’héroïne,  entre ses déplacements, son amant, son passé et son frère... ses ennuis, ses amours, ses emmerdes.

Les seuls passages qui ont éveillé ma sensibilité et ma curiosité sont les descriptions des carpes et leurs couleurs. Le gros point de suspens du roman réside dans la récupération des ces poissons, héritage de Louise et de son frère, d’une collection constituée par leur défunt père qui les avait dispersées dans les pièces d’eau disponibles à Paris, pour les rassembler dans un endroit où elles ne pourront être subtilisées par celui qui en avait « emprunté » une pour la revendre. Quelle aventure !

Fade et sans relief, c’est le seul souvenir que me laissera ce récit.

dimanche 6 juin 2021

 Un kangourou à la maison













Mr Tan et Caroline Hüe

Bayard Jeunesse


Sa maman lui dit toujours qu’il ne tient pas en place, et on dirait bien que c’est vrai, alors notre héros souhaiterait avoir un animal qui puisse le suivre dans ses aventures, car ses chiens, ses chats et ses cochons d’Inde ont bien  du mal à tenir le rythme que leur impose leur jeune maître !

Mais il semble avoir trouvé exactement ce dont il a besoin : un kangourou, et il se trouve que la Compagnie des Drôles de Bêtes peut lui en envoyer un !

Notre garçonnet s’adresse alors à tous les enfants qui s’intéressent à son histoire :

Il leur explique qu’il a testé  le kangourou à la maison. On comprendra qu’il n’est pas facile d’avoir une bête de 85 kg à la maison, surtout lorsqu’elle se montre friande des bégonias de maman, et on apprendra beaucoup sur le kangourou, mais je ne vais pas tout dévoiler ! Je dirai simplement que l’humour est au rendez-vous, et que nos tête blondes comprendront qu’il n’est pas toujours aisé d’avoir un animal à la maison, que cela ne s’improvise pas, kangourou ou autre et que se documenter sur l’animal est très important !

Dans cette histoire, le petit garçon découvre l’animal et prodigue d’amusants conseils accompagnés d’illustrations comiques. Une pépite à avoir dans sa collection d’albums.

samedi 5 juin 2021

100 activités pour enfants DYS











Cécile Zamorano, Françoise Chée

Ed Nathan

Nouvelle belle découverte dans ma médiathèque, en dépit de son titre, ce livre s’adresse à un large public : aux parents d’enfants en difficultés scolaires en premier lieu, d’abord, parce que l’on ne met pas toujours un nom sur les difficultés, et qu’ensuite, le diagnostic « dys » est trop souvent utilisé sans qu’un diagnostic n’ait été posé par un médecin spécialisé dans ce domaine. Toutefois cet ouvrage, véritable mine d’idées, s’adressera également à tous les parents soucieux de faire progresser leur enfant, car tous ont besoin de grandir, de se latéraliser, d’apprendre l’abstraction, de travail la lecture, d’apprendre à anticiper, à devenir autonome, Maria Montessori n’a -t-elle pas elle-même fait profiter de sa méthode, à la base, prévue pour des enfants handicapés, à tous les enfants ?

J'ajouterais qu'il constituera une aide précieuse pour les "dys" (dyslexiques, dyscalculiques, dysphasiques, dyspraxiques, dysgraphique, dysorthographiques), car les parents de ces enfants peuvent se sentir bien seuls face à la difficulté.

Très bien imaginé, bien écrit et imagé,  ce livre est l’œuvre de Cécile Zamorano, orthophoniste et Françoise Chée, fondatrice d’Astuces pour dys. Il propose des activités dans beaucoup de domaines : débutant par des propositions d’aide sur la confiance en soi et la connaissance de soi-même, il poursuit par les astuces en lecture, en écriture, en expression orale et écrite, en logique, en repérage spatio-temporel, en méthodologie. Il s’adresse aux enfants d’âge scolaire et suggère, pour les difficultés dys, des outils pour permettre à l’enfant de vaincre ses difficultés. On pourra même télécharger certains outils en se rendant sur les sites proposés par les auteures.

J’ai emprunté ce livre qui faisait partie des coups de cœur à la bibliothèque, et venu le moment de le restituer, je l’ai commandé chez ma libraire et en tant qu’enseignante, il répond à pas mal de questions lorsque je constate qu’une difficulté survient chez l’un de mes petits CP. Il est devenu un coup de cœur pour moi également et je vous le conseille si vous avez des enfants entre 3 et 12 ans.

jeudi 3 juin 2021

 Irena T2 - les justes












Dans ce deuxième tome, Irena organise un réseau d’aide pour sortir les enfants du ghetto, elle reçoit l’aide de personnes occupant divers postes, depuis le concierge de la kommandantur, en passant par les employés dans divers corps de métier, par les transporteurs qui sortent ou font entrer des briques dans le ghetto, voire par les fossoyeurs qui transportent les corps des défunts, tous les moyens seront bons pour faire passer des enfants cachés à la vue des nazis, pour les faire adopter tout en s’organisant pour que dans un futur si  éloigné soit-il, ils retrouvent leur identité. Un volet émouvant si l’on s’arrête aux scènes de séparation des mères et de leur nourrisson, séparation qu’elles acceptent pour qu’ils aient la vie sauve. On verra également Irena faire connaissance de « Zegota », commission d’aide aux juifs de Pologne, organisation de résistance polonaise.

Ce tome est intitulé « les justes » et tout au long on croisera de ces héros qui sauvèrent des vies.

Et Irena poursuivra son action, muette sous la torture...

Une série vraiment passionnante qui montre que la solidarité peut s’organiser en toutes circonstances.

mercredi 2 juin 2021

Irena













Jean-David Morvan, Séverine Tréfouël

David Evrard, Walter

Ed Glénat

 Irena dont je n'ai jamais entendu parler ! Cette bande dessinée est  inspirée de la vie d’Irena Sendlerowa, militante polonaise et résistante, qui, à l’instar d’Oskar Schindler, sauva des vies pendant la guerre. Son histoire se déroule dans le ghetto de Varsovie, et ce premier tome raconte comment elle fut amenée à prendre la décision de sauver des enfants juifs en les faisant sortir du ghetto.

Un bande dessinée poignante, j’en frissonne encore au moment où j’écris ces lignes.

On y fait connaissance d’une jeune femme optimiste, intrépide qui ne se laisse pas impressionner par les SS, positive et prête à faire don de sa personne pour les autres.

Un ouvrage très lisible pour jeunes à partir de 10-12 ans et pour les adultes également. Des personnages expressifs, des dessins réalistes et d’une richesse inouïe qui montrent la misère du ghetto et sur lesquels on passerait des heures à observer, un livre qui ne cache pas l’horreur de la guerre et de la condition juive.

La fin de ce tome appelle à l’ouverture du second, et je ne manquerai pas de le lire ainsi que les suivants.

L’auteur précise bien que les ouvrages qu’il a consultés sur cette femme, se contredisent parfois, mais qu’importe, il explique que son objectif est de « transmettre le mieux possible l’esprit de son combat »

J'ai vraiment hâte de lire les suivants.