Pages

jeudi 20 août 2026


Les bouchères












Sophie Demange

Ed l'iconoclaste, 07/05/2026, 310 pages


Trois héroïnes pour un roman, trois jeunes femmes qui ont quelques points en commun :  deux sont bouchères, la troisième le deviendra rapidement. Mais ce n’est pas tout : chaque membre de ce trio d’enfer a croisé sur son chemin, un homme avide de sexe ou un père autoritaire et macho. Et la vie a une dette envers elles...

En observant la couverture et le titre, on ne peut que se demander quelle sera la teneur du récit. Et l’on est vite informé, vite entraîné par l’énergie que déploie chacune pour faire tourner la boucherie : mise en valeur des morceaux de viande comme s’ils étaient des œuvres d’art, quasi jonglage avec leurs instruments de prédilection : les couteaux, toutes trois travailleuses et courageuses, toutes trois volontaires et autoritaires, c’est sans doute ce qui permettra de fournir quelques excuses au comportement du trio en action somme toute compréhensible mais non excusable.

J’aime beaucoup l’humour noir, si vous avez des titres, je suis preneuse, le fait que trois femmes deviennent bouchères, abattent le travail dans rechigner, possèdent le répondant ad hoc vis-à-vis des clientes pénibles, tout cela épice le récit. Mais ne sont-elles pas un peu expéditives ? Pour moi personnellement, le comique n’était pas toujours au rendez-vous, mais qu’importe, on est tout de même en présence de trois féministes qui dénoncent les violences faites aux femmes, c’est essentiel.

J’ai trouvé délicieux les passages qui exposent nos charmantes vendeuses de viande en plein cœur d’une petite ville, dans un quartier où tout le monde se connaît, où les potins vont bon train, où la bêtise humaine s’invite dans le voisinage et qui montrent comment la rumeur devient reine.

Ce roman, sans me charmer, m’a offert de bons moments de lecture.





Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire