Love, Mom
Iliana Xander
Ed Fleuve noir, 8/01/2026, 416 pages
Cette histoire commence doucement, en son début, on fait la
connaissance de Mackenzie, une vingtaine d’années, la narratrice qui expose sa
situation : sa mère vient de mourir, elle ne semble pas en bon terme avec
cette mère qui ne s’est pas beaucoup occupée d’elle, un père alcoolique, et
quelques embrouilles qu’elle peut ressentir mais qui lui sont cachées. C’est
dans cette ambiance de non-dit, de secret de famille occultés que l’on y est
introduit. On sent une Mackenzie bien seule au milieu d’adultes au comportement
de plus en plus énigmatique, mais heureusement elle peut se confie à E.J son
meilleur ami qui jouera un rôle de soutien pour Mackenzie. Les informations
diffusées avec une grande parcimonie donnent au roman les épices nécessaires
pour rendre addict le lecteur qui y goûte : des querelles en douce, des
lettres qui arrive d’on ne sait où et qui racontent à la jeune femme, un pan caché
de l’histoire de sa mère. Des personnages uniquement nommés, non présentés, pour
lesquels on est amené à se poser la question de leur identité et de leur rôle
dans l’histoire, peu de rebondissements au final, si ce n’est que l’on avance
pas à pas dans le récit, et tout de même une information de taille qui vous
accroche définitivement au livre jusqu’à la fin.
On découvre la situation grâce aux lettres , au progrès des
investigations auxquelles se livrent Mackenzie et son ami, mais aussi durant
quelques chapitres, par d’autres personnages dont je ne mentionnerais pas l’identité
pour éviter de spoiler, ce qui en fait un roman choral qui permet de devenir le
témoin des recherches de Mackenzie et de la voir s’approcher de la vérité, une
vérité qui surprend soudainement. Surprise très bien placée, juste avant le
témoignage des autres personnes.
J’ai beaucoup aimé ce thriller psychologique : lecture
confortable, intrigue suffisante pour susciter l’envie pressante de poursuivre,
pas de scènes vraiment gores, un roman très bien construit aux informations
savamment dosées.
Ce roman mérite amplement son succès !