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lundi 2 mai 2022

 Félis sylvestris












Anouk Lejczyk

Les éditions du panseur, 11/01/2022, 192 pages



Deux sœurs, l’une qui semble bien confinée dans un appartement malgré son amour des grands espaces et de l’inconnu, et qui se fait l’intermédiaire entre ses parents et sa sœur, partie à l’aventure pour s’arrêter là où sa route l’a conduite : la forêt, pas n’importe quelle forêt : un de ces endroits menacé de disparition, un lieu ou l’homme veut étendre sa domination sur la nature en remplaçant ce milieu naturel par du béton. Félis, ce sera son nom désormais, et elle choisira cette communauté de zadistes pour y grandir et s’exprimer.

Son parcours nous sera détaillé par sa sœur qui s’adresse à elle et retrace sa vie, met en évidence ses doutes, ses peurs, ses convictions. Cette sœur « miroir » par laquelle passe tout le roman, cette sœur qui déverse un flot d’informations sur félis comme sur les parents, des parents que l’on devine tourmentés par les choix de leurs enfants, des parents qui se posent des questions comme tous les parents.

Un roman à l’écriture particulière où les seules actions dans le présent sont celle de la sœur qui essaie de s’habituer à vivre dans un appartement, qui nourrit des lombrics dans un composteur, donnant l’impression que son seul lien avec la vie sont ces lombrics et le souvenir de Félis.

Un roman parfois long parce que, si on comprend la fuite des sœurs, et si on observe leur vie qui se déroule peu à peu, les émotions semblent avoir bien du mal à transparaître, le texte reste très descriptif et manque de relief et de la vie qui aurait pu l’animer, choix de l’autrice peut-être.

Il n’en demeure pas moins un excellent premier roman qui mérite d’être lu.

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