Ruptures
Bernard Minier
XO Editions, 26/03/2026, 540 pages
Cela faisait bien longtemps
que j’avais lu un roman de Bernard Minier et le tout premier, Glacé, m’avait
très moyennement plu, je l’avais trouvé plutôt confus, je me suis donc dit que
je devais lui laisser une chance, et quelques années après, je tente une
nouvelle lecture de cet auteur. Et cette fois, j’ai trouvé son roman bien
structuré et sans confusion. Le succès de ce roman m’a amenée à choisir ce
titre. Le résumé est prometteur, une panne d’électricité générale en Espagne,
c’est séduisant, notre héroïne, Lucia, de la Guardia civil a tout pour plaire,
dynamique et sachant dominer ses angoisses, personnellement, elle m’a séduite,
question action, le roman démarre sur les chapeaux de roue. Toutefois je me
suis demandé à plusieurs reprises si je parcourais un thriller ou un exposé sur
les dangers de la technologie en progrès constant. Je pense avoir répondu à la
question en me renseignant sur la documentation de l’auteur, documentation
sérieuse utilisée dans un roman fournissant de bonnes informations au lecteur,
documentation qui peut générer de l’angoisse car le personnage que poursuit la
policière est un personnage fictif par le nom, mais que l’on reconnaît sans
difficulté car il rappelle sans conteste un illustre et puissant mégalomane.
J’ai parfois trouvé ce récit
un peu long bien que j’aie apprécié les connaissances qu’il apportait, car
l’auteur m’avait déjà branché sur une intrigue ayant pour objectif de démasquer
un criminel, j’ai trouvé que le dénouement se faisait trop attendre.
Mon évaluation ne peut malgré
tout être négative : les personnages sont intéressants et présentés de
telle sorte qu’on ne sait pas qui sont les individus en qui notre héroïne peut
avoir confiance, à nous de suivre les faits, gestes et paroles de chacun d’eux
pour se faire une idée. Cela donne un certain intérêt à la lecture.
Question suspens, je ne l’ai
que très peu ressenti. C’est la raison principale pour laquelle je me sens
mitigée. Je salue tout de même le courage de Lucia qui n’hésite pas à
s’attaquer à un milliardaire puissant à la base du développement d’une science
sans conscience, un individu bénéficiant de protections de plus haut, (j’ai
beaucoup aimé certaines allusions à un homme politique dont on peut dire qu’il
fait l’unanimité en ce qui concerne la bêtise et l’inconscience).
Je ne pense pas avoir perdu
mon temps avec ce roman, j’ai passé un bon moment de lecture.
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