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jeudi 10 septembre 2026

 

Ruptures







 







Bernard Minier

XO Editions, 26/03/2026, 540 pages


Cela faisait bien longtemps que j’avais lu un roman de Bernard Minier et le tout premier, Glacé, m’avait très moyennement plu, je l’avais trouvé plutôt confus, je me suis donc dit que je devais lui laisser une chance, et quelques années après, je tente une nouvelle lecture de cet auteur. Et cette fois, j’ai trouvé son roman bien structuré et sans confusion. Le succès de ce roman m’a amenée à choisir ce titre. Le résumé est prometteur, une panne d’électricité générale en Espagne, c’est séduisant, notre héroïne, Lucia, de la Guardia civil a tout pour plaire, dynamique et sachant dominer ses angoisses, personnellement, elle m’a séduite, question action, le roman démarre sur les chapeaux de roue. Toutefois je me suis demandé à plusieurs reprises si je parcourais un thriller ou un exposé sur les dangers de la technologie en progrès constant. Je pense avoir répondu à la question en me renseignant sur la documentation de l’auteur, documentation sérieuse utilisée dans un roman fournissant de bonnes informations au lecteur, documentation qui peut générer de l’angoisse car le personnage que poursuit la policière est un personnage fictif par le nom, mais que l’on reconnaît sans difficulté car il rappelle sans conteste un illustre et puissant mégalomane.

J’ai parfois trouvé ce récit un peu long bien que j’aie apprécié les connaissances qu’il apportait, car l’auteur m’avait déjà branché sur une intrigue ayant pour objectif de démasquer un criminel, j’ai trouvé que le dénouement se faisait trop attendre.

Mon évaluation ne peut malgré tout être négative : les personnages sont intéressants et présentés de telle sorte qu’on ne sait pas qui sont les individus en qui notre héroïne peut avoir confiance, à nous de suivre les faits, gestes et paroles de chacun d’eux pour se faire une idée. Cela donne un certain intérêt à la lecture.

Question suspens, je ne l’ai que très peu ressenti. C’est la raison principale pour laquelle je me sens mitigée. Je salue tout de même le courage de Lucia qui n’hésite pas à s’attaquer à un milliardaire puissant à la base du développement d’une science sans conscience, un individu bénéficiant de protections de plus haut, (j’ai beaucoup aimé certaines allusions à un homme politique dont on peut dire qu’il fait l’unanimité en ce qui concerne la bêtise et l’inconscience).

Je ne pense pas avoir perdu mon temps avec ce roman, j’ai passé un bon moment de lecture.

 

 

 

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