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samedi 18 juillet 2026

 

Les saules












Mathilde Beaussault

Ed Seuil, point, 06/03/2026, 272 pages.


Par le biais d’un crime sordide, l’autrice, de son écriture ciselée, met en relief des personnalités diverses : les membres d’une famille qui ; dès le début, apparaît asociale avec son « pater familias » acariâtre, borné et bien peu avenant, une mère qui cautionne son comportement, mais a-t-elle le choix,  une fillette, Marguerite, mutique, sale, peu éduquée par des parents qui la laissent grandir comme elle peut, jugée arriérée, qualifiée de « débile de l’école » et rejetée.

On notera le caractère intemporel du roman, qu’on peut tout de même situer en 1984, indices à l’appui. Si l’on prend en compte la description des personnages et de leurs habitudes, il donne une impression d’après-guerre : peu de matériel, familles campagnardes démunies tant matériellement qu’intellectuellement, si on exclue les notables du coin, les propriétaires de la pharmacie. On est bien en présence de familles défavorisées. Les enfants n’y sont pas les rois, les habitants portent en eux certaines rancœurs, dans cette micro société où tout le monde se connaît, ou chacun voudrait dicter sa loi.

Et dans ce village où l’anonymat n’existe pas,  survient un meurtre, celui de Marie, 17 ans, fille du pharmacien et de sa femme.

La gendarmerie se lance dans une enquête qui patauge, et qui se base sur les témoignages des membres de cette communauté. Témoignages sans vraiment d’intérêt et qui ne permettent pas de trouver le meurtrier.

Si l’on est témoin d’une enquête policière, ce roman peut-il être vraiment rangé dans la catégorie des romans policiers ? oui si l'on en juge par le prix que le roman a reçu, mais j'ai douté en avançant dans mas lecturer, car la façon dont Mathilde Beaussault nous introduit dans les foyers, nous présente des tranches de vie d’adultes, nous parle de la maltraitance infantile, met en avant des querelles et des interventions de personnages rustres fait penser plus à un essai sur sociologique sur un milieu donné.

Témoin de ces situations parfois bien attristantes, j’ai apprécié ce roman. J’ai trouvé Les témoignages révélateurs de l’état d’esprit des intervenants.

 Je n’ai que moyennement apprécié la fin, bien que cette issue à laquelle je ne m’attendais pas cadre parfaitement avec l’ensemble du récit. Elle n’aurait pas dû me surprendre. Il y aurait beaucoup à dire sur cette fin, mais évitons de divulgâcher !

On n’aime ou on n’aime pas ce roman, toutefois il est marquant et ne s’effacera pas de sitôt de ma mémoire.

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