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mardi 4 novembre 2025

 Les larmes du Reich












François Médéline, 

Ed 10x18, 7/04/22, 184 pages.


L’histoire d’un inspecteur de police qui se rend sur le lieu d’un odieux crime : Les époux Delhomme sont assassinés au fusil dans leur ferme. Ils avaient une fillette de 10 ans dont on ne retrouve pas la trace.

A-t-elle été éliminée comme ses parents ? Ce qui expliquerait sa disparition car elle demeure introuvable. L’inspecteur Michel, homme solitaire se déplaçant sur de bien longues distances à vélo, poursuit son enquête tout au long de roman, il cherche l’enfant, il cherche le criminel, il cherche autre-chose, quelques indices feront comprendre dès le début que sa quête n’est pas toujours louable.

L’auteur délivre avec parcimonie les informations qu’il glane, ce qui rend le roman très intéressant, car au fil des pages, se dessine une situation, un peu comme ces dessins mystères au numéro que l’on voit apparaître après avoir disséminé ça et là, des touches de couleur.

Nous sommes après-guerre, en 1951, et la narration, au présent, permet de voir que la France panse encore ses plaies, que tout n’est pas au clair, que de lourds soupçons pèsent encore sur le passé de certains personnages, un passé qui leur colle désormais à la peau.

Certaines relations entre des acteurs de la guerre et leur victime semblent peu crédibles, je n’en dirai pas plus afin d’éviter de spoiler.

J’ai trouvé dans ce roman, quelque chose de dérangeant, la guerre est terminée, mais on ne vient pas à bout de la violence, une ambiance difficile à accepter dans cette histoire : la paix est revenue, la corruption demeure, et la guerre offre son lot de conséquences dramatiques. J’ai trouvé dérangeant également, mais peut-être est-ce parce que j’ai lu cet écrit comme on passe sur une route, sans émotion, sans ressenti par rapport à un sujet plus que préoccupant, sans jugement, sans pensée positive ou négative. Bien curieux ressenti. Cela vient-il de la narration, y a-t-il une volonté de banalisation de la violence d’après-guerre et de passivité de certains personnages ?

Ce court roman me laisse une drôle d’impression. Il est de ceux que l’on pourrait oublier, mais qui marque par son côté court, son temps présent qui force à prendre les événements comme ils viennent sans se soucier de l’après, et les idées qu’il véhicule.


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