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dimanche 4 février 2024

 

Le petit lynx











Nathalie Bianco

Ed Sixième(s), 26/10/2023, 318 pages


Je remercie infiniment Babelio et les éditions Sixième pour m’avoir donné l’occasion de déguster cette pépite.

On y fait connaissance d’un vilain petit canard, un enfant « pas comme les autres », pénible pour ses proches, issus d’Algérie, pénible particulièrement pour sa maman qui ne semble pas avoir la fibre maternelle à son égard, pour ses frères, deux jumeaux, des enfants particulièrement choyés par leur mère, un pauvre môme qui tente de se faire une place dans cette famille peu accueillante. Sa particularité, c’est qu’il a appris à lire seul et a découvert un refuge, celui des livres. N’ayant pas accès à la bibliothèque (sa mère refuse de lui permettre de s’inscrire), il est accueilli par les Grosset, ses voisins : une bibliothécaire qui comprendra son malaise, et son mari, un homme qui en veut à la terre entière et lui fera comprendre sa colère et son racisme.

Enfants anxieux, qui perçoit bien les malaises des autres et comprend que de grands secrets pourraient expliquer le comportement des adultes, c’est là un des aspects qui captent le lecteur. Mais ce ne sont pas les seuls : un grand nombre de personnages vont et viennent dans le roman, avec leur tempérament, leurs croyances, leur façon de communiquer, leurs maladresses. On y ajoute un héros charmant et pas si pénible, un enfant qui essaie de comprendre la vie et les gens, un enfant qui a pour projet de devenir écrivain et qui nous livre son premier roman, celui de sa vie encore courte mais si remplie.  

Des passages humoristiques liés à sa naïveté, à son envie d’apprendre avec en fond, des sujets graves qui font réfléchir.

Bravo à l’autrice, qui a su se mettre dans la peau de l’enfant et reprendre des expressions et des tournures qui font sourire et qui ne sont pas sans rappeler le petit Nicolas.

Belle découverte, excellents moments de lecture.

 

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