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mercredi 25 février 2026

 ÇA











Stephen King

Ed Albin Michel, livre de poche, 13/02/2002, 799 pages


Alors ça ! Hé bien j’ai voulu le lire, histoire d’être au courant, de connaître ce bestseller que nul djeun dans mon entourage ne semble ignorer ! Donc ça… c’est fait.

Qu’aurais-je à dire ? bon, je rappelle d’abord mes goûts de lectrice : j’aime bien avoir peur, rester scotchée à mon livre sans dormir tant que les instants de forte émotion ne sont pas calmés, j’aime bien le travail sérieux des auteurs, j’aime bien le suspense.

Tout y est, ça déménage, ça vous emmène dans les entrailles d’une ville qui aurait dû, à l’instar de nombre de petites villes américaines, permettre aux habitants de vivre paisiblement, mais ça … !

 Ça m’a permis de faire très amplement connaissance des héros multiples : Billy, Ben, Beverly, Richie, Stanley, Eddy… que notre King présente sous toutes les coutures en prenant bien son temps, et c’est nécessaire, car on a besoin de s’attacher à ces jeunes pour ressentir avec eux les épreuves, la violence, pour avoir une idée de la relation entre chacun d’eux et le reste de la population, pour comprendre (ou pas…) certains événements.

Ça ne m’a pas toujours facilité le travail de lecture, ça change forme, ça se manifeste ici et là, omniprésent, dispensant une belle angoisse en laissant flotter une peur dont on ne peut dire si elle est vraiment fondée, on nage en plein cauchemar.

Et c’est ainsi que nos héros, éprouvés en 1958, se retrouvent, après avoir prêté serment, en 1985 parce que ça a recommencé…

Je suis incapable de dire avec certitude si j’ai aimé où pas ce roman. Sensation bizarre ! Oui j’ai admiré le travail de l’auteur qui a magnifiquement structuré ce récit et est parvenu à exposer une situation des plus complexes, invitant le lecteur à plonger dans l’histoire de la ville et de ses habitants, le transformant en un véritable roman gigogne : on fait connaissance d’une personnage qui nous en présente un autre, puis on puise dans son histoire on montre un groupe d’humains, et avec une loupe, effectuant des grossissement sur certains, on consacre à chacun des chapitres entiers, on navigue entre deux époques, on vit entre temps de grands moments d’angoisse en observant une entité terrible, un être laid, méchant, cruel, avide de sang que rien ne saurait dompter.

Oui j’ai aimé, sauf ces moments qui me semblent être une spécialité de l’auteur qui décrit dans le détail, en prenant bien son temps, passages longs, trop long, on a envie de replonger dans l’horreur puisque le roman nous le promet. Stephen King me fait toujours sourire quand on est sur le point de découvrir un fait, on sent bien qu’il prend le temps, rallonge les phrases, choisit ses mots, alors que côté lecteur, on a envie de crier : « accouche ! »

Heureuse, donc, de l’avoir terminé, et ô surprise, je m’aperçois qu’il y a un deuxième tome, je me disais aussi que ce premier tome ne pouvait pas terminer de la sorte. Je le lirai l’été prochain car j’ai envie de connaître la suite, mais ma PAL m’attend.

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