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Stephen King
Ed Albin Michel, livre de poche, 13/02/2002, 799 pages
Alors ça ! Hé bien j’ai
voulu le lire, histoire d’être au courant, de connaître ce bestseller que nul
djeun dans mon entourage ne semble ignorer ! Donc ça… c’est fait.
Qu’aurais-je à dire ? bon,
je rappelle d’abord mes goûts de lectrice : j’aime bien avoir peur, rester
scotchée à mon livre sans dormir tant que les instants de forte émotion ne sont
pas calmés, j’aime bien le travail sérieux des auteurs, j’aime bien le
suspense.
Tout y est, ça déménage, ça
vous emmène dans les entrailles d’une ville qui aurait dû, à l’instar de nombre
de petites villes américaines, permettre aux habitants de vivre paisiblement, mais
ça … !
Ça m’a permis de faire très amplement
connaissance des héros multiples : Billy, Ben, Beverly, Richie, Stanley,
Eddy… que notre King présente sous toutes les coutures en prenant bien son
temps, et c’est nécessaire, car on a besoin de s’attacher à ces jeunes pour
ressentir avec eux les épreuves, la violence, pour avoir une idée de la
relation entre chacun d’eux et le reste de la population, pour comprendre (ou
pas…) certains événements.
Ça ne m’a pas toujours
facilité le travail de lecture, ça change forme, ça se manifeste ici et là,
omniprésent, dispensant une belle angoisse en laissant flotter une peur dont on
ne peut dire si elle est vraiment fondée, on nage en plein cauchemar.
Et c’est ainsi que nos héros,
éprouvés en 1958, se retrouvent, après avoir prêté serment, en 1985 parce que
ça a recommencé…
Je suis incapable de dire avec
certitude si j’ai aimé où pas ce roman. Sensation bizarre ! Oui j’ai
admiré le travail de l’auteur qui a magnifiquement structuré ce récit et
est parvenu à exposer une situation des plus complexes, invitant le lecteur à
plonger dans l’histoire de la ville et de ses habitants, le transformant en un
véritable roman gigogne : on fait connaissance d’une personnage qui nous
en présente un autre, puis on puise dans son histoire on montre un groupe d’humains,
et avec une loupe, effectuant des grossissement sur certains, on consacre à chacun
des chapitres entiers, on navigue entre deux époques, on vit entre temps de
grands moments d’angoisse en observant une entité terrible, un être laid,
méchant, cruel, avide de sang que rien ne saurait dompter.
Oui j’ai aimé, sauf ces moments
qui me semblent être une spécialité de l’auteur qui décrit dans le détail, en
prenant bien son temps, passages longs, trop long, on a envie de replonger dans
l’horreur puisque le roman nous le promet. Stephen King me fait toujours
sourire quand on est sur le point de découvrir un fait, on sent bien qu’il
prend le temps, rallonge les phrases, choisit ses mots, alors que côté lecteur,
on a envie de crier : « accouche ! »
Heureuse, donc, de l’avoir
terminé, et ô surprise, je m’aperçois qu’il y a un deuxième tome, je me disais
aussi que ce premier tome ne pouvait pas terminer de la sorte. Je le lirai l’été
prochain car j’ai envie de connaître la suite, mais ma PAL m’attend.
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