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mercredi 17 décembre 2025

 La nuit ravagée













Jean-Baptiste del Amo

Ed Gallimard, 13/3/2025, 464 pages

Si je peux reconnaître que divers thèmes tels que la famille, l’amitié, l’homosexualité, la maltraitance, le harcèlement sont traités dans ce roman, je dois reconnaître que je l’ai lu sans émotion, ce qui pour un tel roman ne me paraît pas ordinaire. La maison hantée au début, en faisait un roman prometteur, on admettra bien que les vies des différents personnages devaient être détaillées afin de comprendre ce qu’il se passe par la suite, mais l’action qui ne commence qu’ au tiers du livre a provoqué un début d’ennui et la suite ne m’a pas paru captivante, en dépit des événements décrits. Le déroulement est sans surprise, on comprend très vite de quelle façon chacun est en quelque sorte envouté pas des créatures dont on ne comprend pas vraiment la nature. Je ne peux pas dire que je me sois attachée à ces adolescents addicts aux films d’horreur.

C’est de l’horreur, m’avait-on dit, oui peut-être, mais certains événements apparaissent comme de la caricature. En repensant à ce roman, une question me vient à l’esprit : fallait-il pour mettre en évidence des problèmes de société, partir d’une maison générant des projections de l’inconscient de ces ados tourmentés ?

Par ailleurs, j’ai trouvé que l’écriture manque vraiment de finesse : je comprends que dans les dialogues, le vocabulaire soit adapté à des ados ou des personnes en proie à la panique, mais une phrase dans la narration, m’a étonnée, l’emploi d’un mot grossier qui ne cadre pas avec l’ensemble de la narration, j’ai d’ailleurs relu plusieurs fois ce passage pour vérifier que je ne me trompais pas dans ma lecture. Certaines scènes qui auraient pu être proposées comme scènes érotiques tournent au pornographique sans finesse avec des description bien crue.

Je n’aurais normalement pas dû m’ennuyer pendant cette lecture, je crois simplement que je ne suis pas entrée dans cette histoire, j’ai poursuivi jusqu’à la fin pour savoir comment tout cela allait se terminer. Je ne connaissais pas cet auteur, je me suis laissé dire que ses autres romans sont différents, il faudra que j’en lise un autre.

Si ce livre est dans votre PAL, ne tenez pas compte de mon avis, il ne s’agit que d’un avis personnel.

lundi 1 décembre 2025

 Surtensions















Olivier Norek,

Ed Pocket, Michel Lafon, 11/03/2016, 505 pages



Où l’on rencontre un capitaine Coste pas vraiment en pleine forme, il apparaît dès le début, fatigué et désespéré, il affirme avoir tué un homme, il se tient face à une psychologue qui tente de le raisonner, et on n’en saura pas plus, c’est un prologue.

Si le quatrième tome, Les brumes de Capelan, n’avait pas suivi ce volet, j’aurais volontiers cru que j’étais en présence du bouquet final : description de l’univers carcéral, recherche par notre désormais célèbre équipe, d’individus dangereux demandant rançon après la séquestration d’un jeune garçon, action d’un groupe de cambrioleur on ne peut plus compétent pour faire sortir un détenu de prison, prise en otage d’une famille tranquille, filature, exploitation de portables, tout y est. Je me suis offert de belles heures de lecture avec la conviction que cette série se bonifie de volume en volume (vivement le quatrième !)

J’ai adoré la compétence et le professionnalisme des cambrioleurs qui ne laissent rien de côté, ce qui attribue encore plus de compétence à l’équipe de police, un Sam, geek de service, très actif, un Renan se montrant capable de prendre les rênes et de diriger l’équipe, une Johanna, tireuse d’élite,  qui aime son métier et se rend disponible, un Coste… fatigué qui garde tout de même le pieds sur terre et fait toujours preuve d’une grande logique, une équipe qui tourne contre vents et marées.

Les enquêtes peuvent patauger dans nombre de policiers, Surtensions ne fait pas exception, toutefois les solutions et les techniques pour débusquer les responsables d’actions répréhensibles y sont rapidement proposées : recherche de Sam, enregistrement, filatures en équipe avec possibilité de relais, histoire d’être discret, ça captive !

Futurs lecteurs, si vous vous heurtez à des passages que vous ne comprenez pas, aucune importance, c’est voulu de la part de l’auteur pour une question de suspense, un suspense énorme lié aux différentes affaires traitées et de beaux rebondissements.

J’ai été heureuse d’accompagner cette équipe dynamique et sympathique, avec eux j’ai ri, avec eux j’ai eu envie de verser des larmes, de me révolter, de pester contre ce monde malade et corrompu.

J’envie à présent les personnes qui aiment les policiers et qui n’ont pas encore abordé cette série !